Ouvrir un magazine spécialisé, une fiche de dégustation, un guide des vins et constater des confusions entre Appellations d’Origine Contrôlées (AOC), Indications Géographiques Protégées (IGP) et vins de France : le constat devient fréquent, y compris dans la presse spécialisée. La CNAOC – Maison des Vignerons et son réseau de 18 fédérations régionales passent à l’offensive. Explications.
Un vin sans indication géographique classé dans une catégorie « vallée du Rhône », un cépage IGP présenté comme une appellation communale, un « Domaine » affiché là où rien ne l’autorise : ces raccourcis, souvent involontaires, mélangent une architecture juridique précise. Trois segments, des niveaux de garanties et des cahiers des charges bien distincts en AOC et IGP, que le droit européen (règlement UE 1143/2024) et le droit français (Code rural, Code de la consommation) protègent strictement.
Face à ce constat, la CNAOC – Maison des Vignerons et plusieurs fédérations régionales ont adressé un courrier à la presse spécialisée comme aux rubriques vins des médias nationaux, rappelant le cadre réglementaire et incitant les rédactions à davantage de vigilance. Une présentation ambiguë expose les opérateurs à des contrôles, en plus de brouiller le repère qualité que représente l’appellation pour le consommateur, est-il rappelé dans le courrier.
Parmi les rappels des fondamentaux :
- Pour un vin de France, seule la mention du pays d’origine est autorisée : aucune référence à un terroir ou une région ne doit laisser croire à une reconnaissance géographique. Par ailleurs, les mentions valorisantes telles que « Domaine », « Bastide » ou « Moulin » sont prohibées.
- Les IGP bénéficient d’une identification régionale, mais restent privées de plusieurs mentions valorisantes, en l’occurrence « Château », « Cru », « Clos », « Hospice » réservées aux seules AOP (règlement UE 2019/33).
La CNAOC – Maison des Vignerons rappelle que cette rigueur éditoriale conditionne la confiance du consommateur ; les médias étant le relais du dernier kilomètre entre producteurs et clients. Une démarche similaire est engagée avec l’UMIH (L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) pour sensibiliser, de manière bienveillante la restauration à l’élaboration des cartes des vins.
Pour toute question, rapprochez vous de la FVBD.